Padmashri W.R. Rishi

(1917-2002)

Rishi meya, ne yov jivel ade' mari ripir

Miro pral Rishi-Ji,
Ram loshel so tu kerdian zhin ke tiro meripe vash leskire chavorenge - Romané Chavenge (Ramke betonge liye).
Ad'a ame, tire prala - lot'akire Romané Chavé - pat'as so Yov lijala tut ke Mahadev, amaro Baro Devel, kas telel tut ade Peskiro Rayan.
Vania de Gila-Kochanowski (3 XII 2002)
Rishi est mort, mais il vit dans notre mémoire
Mon frère Rishi,
Ram se réjouit du travail que tu as accompli jusqu'à ta mort pour ses enfants - les Romané Chavé.
Ainsi nous, tes frères - les Romané Chavé du monde - nous croyons qu'Il te conduira au Mahadev, notre Baro Devel, pour qu'Il te prenne dans Son Royaume.
Vania de Gila-Kochanowski (3 XII 2002)

Rishi died, but he's still alive in our memory

My brother Rishi,
Ram is delighted at the work you did until your death for his children - the Romané Chavé.
So we, your brothers - Romané Chavé all over the world - we believe that He will walk you to the Mahadev, amaro Baro Devel, so that He takes you in His Realm.

Vania de Gila-Kochanowski (3 XII 2002)

Biographie

Padmashri W.R. Rishi est né au Pendjab, état du nord-ouest de l'Inde en 1917.

Alors qu'il est attaché d'ambassade à Londres, il participe à l'organisation du premier Congrès Mondial Romano qui a lieu les 7 et 8 avril 1971. Au cours de cette manifestation, il participe de façon prépondérante à l'adoption du drapeau officiel : vert et bleu, portant en son centre la roue d'Ashok comme le drapeau de l'Inde.

 Il est ensuite invité en1974 par les tsiganes français dans notre pays. Gilles Eynard lui fait connaître les communautés de la Région Parisienne et de Provence. Il se rend en particulier aux Saintes-Marie-de-la-Mer et à Grasse où il rencontre les artistes gitans et manouches.

De retour en Inde, il fonde l'Indian Institute of Romani Studies (Institut Indien d'Etudes Romane), fonde la revue ROMA qui publiera les plus importantes études effectuées par les savants romane et indiens et organise les Festivals de Chandigarh. A l'occasion de l'un de ceux-ci, en 1983, madame le Premier Ministre Indira Gandhi saluera les Roma comme les enfants émigrés de l'Inde.

Au niveau scientifique et culturel, il coopère avec les meilleurs spécialistes mondiaux : Ian Hancock, Donald Kenrick, François le Vaux de Foletier et Vania de Gila-Kochanowski, pour n'en citer que quelques-uns. Cependant, il continue à être très actif sur le plan politique, restant en liaison avec Grattan Puxon à Londres et soutenant Abdi Faik à Skopje.

Bien qu'il soutienne l'idée d'une origine essentiellement pendjabi des Roma, W. R. Rishi tient compte en partie des recherches de Vania de Gila-Kochanowski qu'il publie assez régulièrement. Il se montre toujours attaché à la défense de l'origine indienne et réagit vigoureusement chaque fois qu'elle est dénaturée. En particulier, il intervient à plusieurs reprises contre l'idée d'écrire "Rroma" à la place de "Roma", orthographe qu'il considère à juste titre comme une tentative de relier étymologiquement ce nom avec celui des Dom.

Il a publié : Multilingual romani dictionary (Dictionnaire multilingue de la romani) en 1974, India and Russia : Linguistics and Cultural Affinity (L'Inde et la Russie, affinité linguistique et culturelle), Romani-Punjabi phrase-book and dictionnary (Lexique et dictionnaire Romani-Punjabi) ...etc.

Les 7 et 8 avril 2002, il accueillait à nouveau ses amis, les principaux savants et dirigeants romané, pour la commémoration du Millénium, dans les universités de Chandigarh, de Patiala, à Delhi puis à Rishikesh. En cette occasion, les délégations déposèrent des fleurs sur le Gange, tandis qu'au même instant, sur les principaux fleuves du monde, les Roma accomplissaient le même geste.

W.R. Rishi était Président d'Honneur à vie de l'International Romani Union.

Il est décédé ce dimanche 1er décembre 2002 chez lui au Penjab. Il laisse à son fils Veerendra, résidant à Londres où il collabore activement avec les Gypsies, la lourde tâche de lui succéder dans son œuvre, afin que continue à vivre l'Indian Institute of Romani Studies et sa revue ROMA.

Voir aussi un important article de Vania de Gila-Kochanowski :